camarade maman, Yan Pradeau, éditions La Tribu, 19 août 2026, 304 pages 21 euros
NOTE DE L’ÉDITEUR : cette chronique a été livrée sans correction de la part d’une IA.
Le génie et la folie, la bourgeoise et la lutte des classes, l’Histoire et les mathématiques, l’amitié et la maladie, l’Allemagne de l’Est et Normal Sup, les secrets de famille et ceux d’État, voilà autant de thèmes qui se croisent dans ce roman captivant qui dépeint à travers le récit d’Eugène un moment si particulier : la fin des années 1980 entre la France et l’Allemagne.
Eugène Hofmann a vingt-deux ans, il vit rue Guynemer dans le VIe arrondissement de Paris, il côtoie les bancs de l’ENS et a beaucoup d’affection pour sa voisine Suzanne, pour laquelle il éprouve des sentiments. Le portrait en surface pourrait paraître banal, ce qui se cache derrière l’est beaucoup moins, Eugène réside avec sa maman, Joanna dans sa loge de concierge et dort à même le sol, il est apatride et trouve dans l’algèbre un espace de liberté et de repos de l’âme.
Le roman s’ouvre sur une phrase à la Camus « J’ai perdu ma virginité et ma mère le même jour ». Après cette disparition, Eugène essaye d’oublier sa réalité en fuyant dans les luttes estudiantines de l’époque, mais le besoin de comprendre cette mère qui ne parlait jamais d’elle-même le rattrape.
Yan Pradeau signe une fiction rythmée, engagée, lucide sur le monde politique et économique qu’elle traverse. L’écriture est originale et fluide, et l’on se laisse emporter sans effort. Une belle manière d’aborder cette période de l’Histoire, notamment avec des lycéens ou des étudiants.