Intervention // Journée professionnelle franco-luxembourgeoise Obslit

Participation, le 5 mars 2020, à la table ronde animée par Eric Dussert, sur les médiations numériques et l’éditorialisation de contenus patrimoniaux.

Programme Les nouvelles voies du livre : du transfrontalier à l’Europe

Speaker // Policy making and evaluation for libraries

Guest speaker for the 27th Annual conference of EBLIDA and NAPLES in 2019

This year’s conference seeks to highlight « Libraries open for all » as they adapt, ensuring access to knowledge & information in the midst of the current information landscape.

As director of the Third-place Puzzle, in Thionville, France, Floriane-Marielle JOB currently oversees the activities and developments of the library, art center and digital studio.

After a curriculum in political sciences, she started a career as a civil servant at the French ministry of finance in 2016. Wanting to contribute within society through the implementation of cultural public policies, she then trained as a library curator. Her background in social sciences and public finances lead her to specialised in the field of management and evaluation. She shares her research and findings through her blog aiming to help manager of cultural institutions in their daily activities.

Her keen interest in learning from experiences and good practices in libraries abroad lead her to enrol as an interpreter at the IFLA annual Congress and to volunteer as a moderator in the 2018 EBLIDA-NAPLE conference.

Intervention // Puzzle aux frontières de l’espace – Congrès ABF 2019

Intervention dans le cadre de la table ronde « Nouvelles frontières, nouveaux équipements » au congrès 2019 de l’Association des bibliothécaires de France sur le thème « Au delà des frontières ».

MODÉRATRICE

  • Agnès Audoin, directrice des affaires culturelles, Meyzieu

INTERVENANTES

Présentation dans les actes de l’ABF

Portrait // Marc Endeweld (promo 2004), un journaliste qui fait le choix de l’enquête

Publié le 13 juin 2017 dans « Portraits » Pour SCIENCES PO TOULOUSE ALUMNI

Il a enquêté sur Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon*, autant dire que les écrits de Marc Endeweld (promo 2004) ont particulièrement été mis en lumière ces derniers mois lors de la campagne présidentielle. Grand reporter au magazine Marianne, son travail le conduit à s’intéresser aux coulisses de la politique, aux affaires judiciaires et financières. Retour avec lui sur son parcours et ses motivations.

De l’intérêt pour le débat public et la vie politique, aux bancs de Sciences Po Toulouse

Après une terminale scientifique à Châteauroux (Indre) et un passage en Hypokhâgne à Tours (Indre-et-Loire), Marc Endeweld rejoint Sciences Po Toulouse pour la pluridisciplinarité du cursus et pour nourrir sa sensibilité aux questions publiques. Si comme beaucoup il a parfois regretté de ne pas pouvoir aller au fond des choses en balayant autant de domaines, aujourd’hui il dit clairement que ce parcours est un atout dans son métier de journaliste : « pour comprendre l’actualité c’est important d’avoir une vision du temps long et une culture générale sur la vie politique, le cursus à l’IEP permet cela ». C’est dans l’enceinte du 2ter rue des Puits Creusés qu’il a découvert les matières relatives au fonctionnement de l’État, que ce soit à travers le droit ou la sociologie politique. Cet apport théorique et critique a été important dans son cheminement vers le journalisme.

Un début de carrière dans le monde du journalisme en crise

C’est en réalisant de nombreux stages dans la presse régionale puis nationale, qu’il a pu se confronter aux réalités du métier. « Le journalisme provoque à la fois fascination et répulsion, mais la réalité est parfois loin de l’image d’Épinal que l’on peut en avoir », dit-il. Très tôt, il est confronté aux difficultés que connaît la presse écrite française, d’autant plus fragilisée par le boom d’Internet. Dans cette profession qui concentre beaucoup d’ambitions, il note qu’il est important de connaître ses motivations avant de s’engager dans cette voie au risque de se retrouver déçu. Être journaliste c’est parfois passer des semaines sur une enquête sans que celle-ci ne trouve un grand retentissement. Il en faut de la détermination !

Au début de sa carrière, alors pigiste, il mène en parallèle des travaux universitaires à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) sur le fonctionnement des médias. Il s’intéresse notamment au champ de la « presse d’opinion », et à la médiatisation du mouvement des intermittents du spectacle de 2003-2004, thème de son mémoire de DEA (équivalent à un master recherche aujourd’hui), sous la direction du sociologue Patrick Champagne.

Ses enquêtes journalistiques l’amènent également à s’intéresser au fonctionnement de France Télévisions, des chaînes d’information en continu et de l’Agence France-Presse (AFP). Ce travail en sociologie des médias, et ses enquêtes journalistiques sur un secteur des médias en pleine mutation, lui ont permis de prendre du recul sur l’organisation actuelle du journalisme :

« Je vois trois raisons qui expliquent la fragilité de la presse française et notamment de la presse écrite. D’abord une sous capitalisation historique qui remonte à la fin de la Seconde guerre mondiale et qui a conduit au rachat des titres de presse par de grands groupes. Deuxièmement la centralisation de la vie politique française qui conduit à une surfocalisation sur la vie parisienne, délaissant le traitement de l’actualité en région qui fait l’objet d’attention épisodique lors des élections présidentielles par exemple. Enfin les publications de nombreux organes de presse consistent principalement en une reprise d’informations tirées de dépêches AFP, ou de sources officielles. Il y a un déficit criant d’enquête de terrain et une surabondance de l’éditorialisation alors que via les réseaux sociaux tout à chacun est désormais en mesure d’éditorialiser son contenu. Ce qu’il manque à la presse ce sont les enquêtes et les reportages de terrain. »

Le choix de l’enquête au service de l’information des citoyens

Que ce soit par ses articles ou ses ouvrages, Marc Endeweld s’inscrit dans une tradition de la presse comme contre-pouvoir et exerçant une mission de service public à l’égard des citoyens. Ses investigations portent sur le dévoilement des rapports de force et des intérêts cachés, dans les domaines politique, économique, et médiatique.

À Marianne, il a couvert par exemple « l’affaire Bygmalion », sur les soupçons de financement illégal de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012, mais il a également enquêté sur les secteurs de la défense, du renseignement, des relations économiques et diplomatiques entre la France et l’Arabie Saoudite, ou sur de grandes entreprises stratégiques comme Thalès ou Areva. En 2016 et 2017, il a suivi en politique les premiers pas d’Emmanuel Macron et couvert sa campagne, ainsi que celle de Jean-Luc Mélenchon.

Toute la subtilité de son travail se situe dans la nécessaire distance à maintenir vis-à-vis du pouvoir afin d’exercer un regard critique alors même que pour obtenir les informations de la part des bonnes sources une certaine proximité et une mise en confiance est nécessaire. Sciences Po Toulouse lui a permis d’acquérir les codes qui lui donnent aujourd’hui cette agilité.

Pour résumer son action au quotidien, Marc Endeweld reprend à son compte les mots de Jean-François Kahn (fondateur de l’hebdomadaire Marianne) : « le journalisme est un métier où il faut apprendre à dire non, non aux actionnaires, aux pressions et aux enjeux de communication ». En somme, l’indépendance est un combat de tous les jours ! Nul doute que l’on peut compter sur lui pour poursuivre ses enquêtes au service de l’information des citoyens.

* Marc Endeweld a publié L’Ambigu Monsieur Macron aux éditions Flammarion en 2015 et a mené l’entretien biographique avec Jean-Luc Mélenchon, Le Choix de l’insoumission, paru aux éditions du Seuil en 2016. En 2010, Marc Endeweld avait publié France Télévisions off the record, histoires secrètes d’une télé publique sous influences aux éditions Flammarion.

Formation // La note de synthèse tu réussiras !

Cette fiche a été rédigée par Floriane-Marielle Job, Elève conservatrice territoriale de bibliothèques de la promotion Gerda Taro et Robert Capa – mai 2017 pour le site des Élèves conservateurs de l’INET

La note de synthèse tu réussiras en PDF


Chers candidats, je suis ici pour vous rassurer.

Si elle peut vous effrayer, la note de synthèse n’est pas une épreuve insurmontable. Elle a l’avantage de ne pas demander un apport de connaissances, c’est simplement une épreuve technique. Elle vise à s’assurer que vous êtes en mesure de vous approprier rapidement une somme importante d’informations puis de les restituer de manière synthétique et structurée dans une note entre 4 et 8 pages, en fonction de votre écriture.

La note de synthèse est une pratique courante au sein de l’administration française. C’est un outil d’aide à la décision pour un supérieur hiérarchique qui doit lui permettre de comprendre rapidement un sujet donné dans toute sa complexité, sans toutefois être encombré de détails inutiles. Afin de mener à bien cet exercice, il faut donc toujours garder en tête cette question « est-ce que cet élément est utile à la compréhension du sujet ? ».

La note de synthèse est orientée vers la prise de décision, la meilleure façon d’aborder tout dossier documentaire est donc à travers le prisme : bilan (B), critiques (C), propositions (P). En effet, il vous sera souvent proposé de réfléchir à un sujet faisant débat et auquel il faut apporter des solutions. Tous les éléments sont contenus dans les documents et il vous suffit alors de les extraire et de les hiérarchiser en fonction de leur nature : bilan, critique ou proposition. Le mot d’ordre pour réussir la note de synthèse c’est : le dossier, tout le dossier, mais rien que le dossier. Il vous faut aborder dans votre restitution tous les documents et cela sans ajout de connaissance personnelle.

La note de synthèse est donc un document court et percutant qui dresse l’état des lieux d’un sujet en insistant sur ses enjeux, les critiques qui lui sont faites et ses perspectives. Mais comment réaliser ce tour de force ? Je vous propose ici ma méthode pour mener à bien cet exercice. Elle est nourrie de lectures et de diverses mises en situation. Si elle a été testée et approuvée, il est important de garder à l’esprit que nous travaillons tous différemment et que d’autres approches peuvent vous faire parvenir au même résultat. Aussi j’espère simplement aider les personnes encore un peu déstabilisées par cette épreuve. L’idée ici est qu’une bonne méthodologie permet de bien gérer son temps et de rendre une copie entièrement rédigée, propre et équilibrée.


Recette pour une note de synthèse réussie

Durée de l’épreuve : 4h – Temps de préparation avant le concours : quelques entraînements en situation peuvent suffire – Difficulté : 3/5

(Cette recette peut être réalisée plusieurs fois avant le jour J afin de vous garantir un plus grand succès).

Ingrédients pour le jour J :

  • Deux stylos bleu ou noir effaçables et avec lesquels vous avez une belle écriture. En prévoir deux permet de s’éviter une perte de temps à recharger une cartouche en cas de panne.
  • De quoi effacer, idéalement éviter le correcteur liquide, qui prend toujours trop longtemps à sécher, préférez un stylo à encre effaçable ou un correcteur souris.
  • Un crayon de papier bien taillé ou un critérium
  • Une règle pour souligner vos titres
  • Éventuellement un surligneur et un seul, il ne faut pas vouloir perdre de temps avec un code couleur
  • Un chronomètre avec un affichage digital bien visible, afin de voir le temps que vous passez sur chaque étape de la recette
  • Un ravitaillement qui ne colle pas aux doigts et ne tâche pas (fruits, noix, barres de céréales)
  • Un peu de liquide mais pas trop, la pause pipi pourrait être un luxe lors de cette épreuve

Ustensiles : 

  • Une tournure de phrase neutre : pas de “je”, de “nous”, de “on”
  • Des phrases simples – sujet, verbe, complément – et plutôt courtes
  • Un vocabulaire administratif qui évitera le recours aux jugements de valeur et aux formules journalistiques
  • Une orthographe soignée

Étape 1 : Préparation de votre matériel – 5 min

1. Avant même de commencer à lire le sujet, préparez vos brouillons, faites en sorte d’avoir une bonne dizaine de pages car il vous faut idéalement utiliser seulement le recto de vos feuilles, afin de ne pas perdre de précieuses minutes à chercher un élément que vous aviez noté.

Vous allez conserver deux pages pour votre plan, aussi vous pouvez déjà y inscrire I/ A/ B/ ou 1/ 1.1/ 1.2. Un plan en deux parties, deux sous-parties permet la plupart du temps d’avoir facilement un propos équilibré. Numérotez les autres pages de brouillon de manière visible.

2. Ouvrez ensuite ce que je vais appeler des “répertoires”, c’est-à-dire des pages de brouillon où vous allez uniquement noter les éléments qui vous permettront de rédiger les différentes parties de votre note de synthèse, à savoir : l’introduction, la partie bilan, la partie critiques, les propositions et la conclusion. En procédant ainsi vous êtes sûr.e de ne baser votre propos que sur des éléments tirés du dossier.

3. Enfin, si le dossier vous est donné agrafé, ne cherchez pas à désolidariser les différents articles, vous perdriez du temps et, pire, des documents. Pour faciliter votre lecture du dossier, vous pouvez néanmoins décrocher les pages sujet et sommaire afin de les avoir bien en vue à tout moment.

Étape 2 : Découverte du sujet – Temps 15-20 min

1. Lisez et considérez les termes du sujet : il est important de bien comprendre ce que l’on vous demande. Chaque terme compte, même les mots de liaison !

3. Analysez le sommaire du dossier : regardez particulièrement la nature des documents, la source et également la date de publication. Cela permet de se faire une idée sur l’importance et donc le temps à accorder à un document.

4. Hiérarchisez l’ordre dans lequel vous allez lire les documents. Les titres et les sources peuvent être une première indication quant à la portée de l’article. Ainsi vous pouvez déjà repérer si les articles seront un bilan, une critique ou une proposition par rapport au sujet considéré. Il est également important de hiérarchiser ses sources afin de perdre moins de temps dans l’analyse du dossier. Il faut privilégier dans un premier temps les articles de vulgarisation comme la presse ou les documents pédagogiques, avant de prendre quelques détails supplémentaires dans la documentation plus technique.

Étape 3 : Lecture active du sujet – 1h30

Pour réussir cette épreuve, nul besoin de maîtriser le dossier de A à Z, il faut seulement comprendre rapidement les grands enjeux et savoir les retranscrire de manière claire. Aussi je vous propose ici une technique qui vous conduira à une seule lecture des documents et vous permettra d’abandonner le dossier au moment de la rédaction.

1. Prenez les documents dans l’ordre de lecture que vous vous êtes fixé. D’un côté de la table vous aurez le dossier et de l’autre vos répertoires et un crayon de papier (cela permet d’écrire plus rapidement). A chaque fois que dans le texte vous trouverez des éléments qui vous semblent faire le bilan, la critique ou formuler des propositions, inscrivez-les dans le répertoire correspondant en prenant bien soin de mentionner devant le numéro du document.

2. Votre prise de note doit être concise – on ne recopie pas un paragraphe entier – mais doit néanmoins comporter suffisamment d’éléments pour permettre la rédaction sans revenir au dossier. Si jamais vous aviez des chiffres précis ou des citations à mentionner (par exemple pour les textes de loi), vous pouvez surligner le passage, en résumer le principe sur votre brouillon et préciser le numéro de page afin d’y revenir au moment de la rédaction. 

3. Assurez-vous de manière régulière lors de la lecture active du dossier que vous ne passez pas trop de temps à essayer de déchiffrer des éléments complexes ou qui pourraient être mal imprimés. L’important est toujours de garder suffisamment de temps pour rédiger.

4. Au cours de votre lecture active, vous devriez commencer à mieux cerner le sujet et à pouvoir hiérarchiser vos idées, cela vous sera utile dans la construction d’un plan. Vous devriez pouvoir distinguer au moins huit idées-force afin de pouvoir construire vos 4 sous-parties avec 2 idées dans chacune. 

Étape 4 – Élaboration du plan – 20 – 30 min

Que vous ayez eu le temps de lire le dossier dans les moindres détails ou que vous ayez été obligé de faire quelques survols, vous ne pouvez plus y couper, il vous faut maintenant établir un plan. Mais pas d’inquiétudes, les répertoires sont là pour vous aider. Vous allez nourrir chaque partie de votre plan des éléments consignés dans les répertoires.

1. S’il est possible dans certaines situations de faire un plan en trois parties reprenant les déclinaisons B/C/P, cette configuration comporte cependant le risque de se retrouver avec un manque de matière pour nourrir les différents paragraphes ou un devoir beaucoup trop long qui ne répondrait pas aux exigences de l’épreuve. Aussi il vous faudra en fonction de votre sujet trouver comment articuler les différents répertoires. Avoir en tête certaines typologies peut s’avérer utilise comme : définitions/illustrations, enjeux/éléments critiques, mise en œuvre/situation, juridique/économique, passé/présent, interne/externe… Chaque sujet étant différent, aucune recette standard ne peut être appliquée, mais voici des déclinaisons à titre d’exemple.

1. Première partie

1.1. Bilan sur la situation passée

1.2. Bilan sur la situation présente

2. Deuxième partie

2.1. Critiques quant à la situation

2.2. Propositions

1. Première partie

1.1. Bilan sur la situation

1.2. Critiques

2. Deuxième partie

2.1. Propositions internes 

2.2. Propositions externes

2. Votre plan devra être visible dans votre copie, que ce soit sous la forme de titres apparents ou de phrases-titre. Il faut en soigner la rédaction et s’assurer que les titres décrivent bien le contenu qui sera détaillé dans les paragraphes suivants. Réemployer les termes utilisés dans le dossier permettra à l’examinateur de voir que vous avez bien compris le sujet.

Étape 5 – Rédaction – 1h30

Votre plan et vos répertoires en main, il ne vous reste qu’à vous saisir de votre copie et commencer à rédiger. Un point de vigilance à ce stade : l’équilibre des parties. On a souvent l’esprit foisonnant d’idées au départ puis on se retrouve à galoper après les précieuses minutes perdues dans des détails inutiles et la dernière partie se retrouve atrophiée, voire passe à la trappe.

1. Soignez votre introduction ! C’est la première impression que vous donnez, et en la matière, pas de seconde chance. Commencez par une accroche signifiante en lien direct avec le sujet, comme des données chiffrées. Définissez les termes clefs et précisez le contexte qui amène à la rédaction de cette note de synthèse. La problématique devra spécifier en quoi la question est complexe et quelles difficultés sont ici soulevées. Finissez votre introduction par l’annonce de votre plan qui doit reprendre les titres de vos grandes parties, qui eux-mêmes préfigurent vos sous-parties. 

2. En termes de présentation, il est indispensable d’aérer votre copie afin d’en faciliter la lecture. Bien sûr une fois en poste le traitement de texte vous épargnera ces efforts mais en attendant que les ordinateurs soient introduits au stade des concours, il va falloir s’y plier. Aussi, je vous conseille de faire des paragraphes courts. Souvenez-vous de cet adage : 1 paragraphe = 1 idée = pas plus de 8-10 lignes. Surtout sautez des lignes entre chaque paragraphe ou faites un alinéa. Soulignez les titres de votre plan ainsi que les éléments importants afin que la structure et les points clefs soient visibles d’emblée.

3. Structurez vos paragraphes en commençant par l’idée force (j’affirme), suivie d’une explication (j’explique) et d’un exemple (j’illustre). Soignez également les liaisons (j’enchaîne) entre vos différents paragraphes et surtout entre vos parties, c’est le signe d’une pensée cohérente et fluide. Lorsque vous rédigez il ne faut absolument pas écrire “(document 1)” lorsque vous mentionnez une idée issue de cet élément. Si vous voulez citer des principes précis ou des articles de presse tout en respectant le droit d’auteur, vous pouvez alors préciser votre source ainsi : (auteur, titre et date de parution).

4. La simple présence d’une conclusion est le signe d’une réflexion menée à son terme et peut être un petit plus, même si elle n’est pas obligatoire. N’oubliez pas de résumer rapidement en 2 phrases les grandes idées développées dans votre note. Attention, ce n’est pas ici le moment d’ajouter un élément que vous auriez oublié d’évoquer plus haut. 

Dernière étape  – La relecture ! – 5 min

Soyons francs, il est fort possible que vous mettiez un point final à votre copie pile à la fin du temps imparti. Seulement avec un peu d’anticipation il est possible de se relire soit au fur et à mesure, soit en sanctuarisant 5 précieuses minutes à la fin de l’épreuve pour éradiquer les éventuelles coquilles.


Maintenant que vous avez la recette bien en tête, ne vous reste plus qu’à vous mettre aux fourneaux. Même les grands chefs ont besoin de quelques essais avant d’atteindre le mélange parfait. Alors pour ce faire penchez-vous sur les annales disponibles et pourquoi pas consultez un livre de méthode dans votre bibliothèque la plus proche.

Pour aller plus loin :

  • Jean-Luc Le Mercier et Jean-Luc Maron, Objectif Concours – Réussir la note de synthèse – Catégorie A et B, Broché (2015)
  • Cnfpt, Sujets et meilleurs copies du concours de conservateur territorial de bibliothèque : cliquez ici pour y accéder (Consulté le 9 mai 2017)

Portrait // Marc Villemain (promo 1996) : la plume au fil de l’eau

Publié le 23 novembre 2017 dans « Portraits » pour Sciences Po Toulouse Alumni

Écrivain et directeur de collection aux éditions du Sonneur, Marc Villemain vient de publier Il y avait des rivières infranchissables aux éditions Joëlle Losfeld / Gallimard. Dans ce recueil, il évoque les premiers émois de l’amour, de l’enfance à la fin de l’adolescence. À cette occasion, Floriane-Marielle Job a pu revenir avec lui sur sa jeunesse, son passage à Sciences Po Toulouse et son parcours, autour d’un café.

Avec ses cheveux en bataille et sa cigarette roulée à la main, Marc Villemain, diplômé de Sciences Po Toulouse en 1996, pourrait de prime abord correspondre à l’idée que l’on se fait communément d’un auteur contemporain français. Pourtant lorsqu’il parle de lui, on découvre vite qu’il est loin de coller aux stéréotypes de la scène littéraire parisienne. Cette singularité trouve sans doute ses origines dans ses plus jeunes années. Originaire d’un petit village de Charente-Maritime jouxtant la côte Atlantique, il reste très imprégné par les paysages de bord de mer et les plaisirs sans manières de la vie rurale. Son enfance est marquée notamment par la disparition précoce de son père. Loin d’être un élève modèle, Marc Villemain ne se retrouve pas dans le système scolaire et, après un passage infructueux en formation de dactylographie, quitte l’école à l’âge de seize ans. Évoquant cette époque, il se décrit comme un jeune allergique au conformisme social, un enfant qui, né en 1968, préfère délaisser les bancs de l’Éducation nationale et rejoindre l’école de la vie, où improvisation, débrouille et petits boulots sont au programme.

Un déclic se produit lorsque Antenne 2 diffuse la série documentaire Les aventures de la liberté, de Bernard-Henri Lévy, qui retrace l’évolution des intellectuels en France. Pour Marc Villemain, c’est la porte ouverte sur d’autres possibles. Le documentaire et le livre de BHL lui donnent envie de découvrir les meilleurs auteurs et attisent son goût pour la pensée, la politique, l’histoire et la littérature. Une de ses amies lui propose alors d’assister à un cours sur l’histoire des idées contemporaines à Sciences Po Toulouse. Les mots du professeur Jean Rives confortent le désir encore abstrait de rejoindre l’auditoire de l’amphithéâtre Jean Bodin. Grâce au soutien de sa mère, il reprend alors par correspondance ses études au niveau de la classe de seconde. Ses efforts seront couronnés par l’obtention du baccalauréat, puis son admission dans les premiers au concours de l’IEP. Il a alors vingt-cinq ans.

Son installation à Toulouse, au première étage du bar du Papagayo, et sa rentrée au 2 ter rue des Puits creusés, marquent un nouveau chapitre pour Marc Villemain. Fort de ses quelques années de maturité par rapport à ses camarades, il est bien décidé à saisir toutes les opportunités qui se présentent à lui. Il s’engage syndicalement au sein de UNEF-ID, dont il préside pendant un an la section au sein de l’IEP, lance avec des amis un club de débat, le Club Res Publica Pluriels, ainsi qu’une revue qu’il dirige, Itinérance. Malgré une nature plutôt timide, et l’âge aidant, il se lie d’amitié avec de nombreux camarades des trois promotions mais aussi avec des enseignants, notamment l’historien Jean Rives, avec qui il partage un même amour de la littérature et avec qui il aime converser et débattre, malgré leurs divergences politiques. Politisé, et alors qu’il est sur le point d’achever sa troisième année à l’IEP, Marc Villemain rejoint en tant que collaborateur le groupe socialiste à la mairie de Toulouse, alors tenue par Dominique Baudis. Il profite enfin de la vague rose des élections législative de 1997 pour suivre Yvette Benayoun-Nakache à l’Assemblée nationale.

Son arrivée à Paris lui permet de faire réalité de toutes ses envies : écrire à une table du Café de Flore, écouter du jazz rue des Lombards et profiter des mille promesses de la capitale. Ayant quelques années plus tôt eu un début de correspondance avec BHL, tous deux se rencontrent fréquemment, notamment au moment de l’écriture de son premier livre (Monsieur Lévy, éditions Plon, 2003), période pendant laquelle ils feront aussi ensemble le voyage pour Sarajevo, en ex-Yougoslavie.

Mais si l’écriture anime ses journées dans la capitale, c’est d’abord en tant que plume. Après un passage rapide au parlement, il rejoint le cabinet de Jean-Paul Huchon, qui vient d’emporter la région Île-de-France. Sa proximité avec la Fondation Jean-Jaurès et Gilles Finchelstein le conduit ensuite à rencontrer François Hollande, alors à la tête du Parti socialiste. Le Premier secrétaire, en quête d’une nouvelle plume, le recrute alors. En plus de la rédaction de discours et autres innombrables missions qui remplissent son quotidien, Marc Villemain s’attache à vouloir nourrir la réflexion de François Hollande. De manière anecdotique mais révélatrice, il dépose chaque matin une citation sur son bureau, afin que, dès le début de la journée, une pensée ou un mot d’esprit oriente peu ou prou la journée du Premier secrétaire et le détourne un peu des travers du jeu politique. Dans le même temps, sa proximité avec Dominique Strauss-Kahn le conduit à travailler à l’écriture de son essai La Flamme et la cendre (éditions Grasset, 2002). Mais les tractations politiques et la vie de cabinet à Solferino se révèlent trop pesantes. La campagne des européennes, puis la férocité des luttes internes lors de l’investiture pour la candidature à la mairie de Paris, finissent par l’épuiser, puis par éteindre toute envie de politique. Pour quelques temps, il redevient alors chargé de mission au Conseil régional, où il assiste notamment les élus du groupe socialiste sur les questions culturelles.

Après ses années d’engagement politique, Marc Villemain se tient aujourd’hui à l’écart de l’actualité et, depuis une petite dizaine d’années, a trouvé refuge dans la littérature. Que ce soit pour lui ou au service des autres, l’écriture occupe désormais toute sa vie. Convaincu du rôle et de la puissance des livres dans notre société, il travaille aussi comme directeur de collection aux Éditions du Sonneur, en quête de textes de qualité et soucieux du devenir de « ses » auteurs, qu’il accompagne aussi longtemps que possible.

Sa plume a quant à elle évolué au fil du temps. S’il décrit ses tout premiers textes comme trop imprégnés encore des principes de la littérature d’idées, il embrasse désormais des chemins plus strictement littéraires et dit travailler avant tout à partir de sensations. Sa femme, qui est aussi sa première lectrice, lui offre un soutien décisif dans son entreprise de création.

Lorsque Marc Villemain parle de son processus d’écriture, je ne peux m’empêcher de penser qu’il est à l’image de son parcours singulier : connaissant le point de départ mais jamais l’issue de son récit, il se laisse guider par ses personnages avec confiance. Il y avait des rivières infranchissables, son nouveau livre, est un recueil de nouvelles nourries aux souvenirs de sa jeunesse, de ses atmosphères maritimes et de son imaginaire. Il résonne dans le cœur du lecteur, qui y retrouvera la pureté et la confusion des premiers émois amoureux, ceux qui, peut-être, permirent de trouver le grand amour…

Formation // Le projet d’établissement en bibliothèque

Formation action sur deux jours conduite avec Guillaume Gast auprès du Cnfpt à destination des professionnels en charge de conduire un projet d’établissement en bibliothèque.

Programme d’intervention :

Journée 1

  • Matinée : Cadre, enjeux et mise en place d’un projet d’établissement
  • Après-midi : Activation et mise en pratique 

Journée 2

  • Matinée : Retour d’expérience sur le projet de la Médiathèque Nord de l’Eurométropole de Strasbourg dans la rédaction et la mise en œuvre d’un projet d’établissement
  • Après-midi : Activation et mise en pratique, bilan de la formation

https://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/key/yl9TGO30HzScRi?startSlide=1

Formation projet d’établissement en bibliothèque from Floriane-Marielle JOB

Intervention // 67e Congrès de l’ABF « Les parents, les enfants et les écrans »

MODÉRATRICE

  • Mina Bouland, chargée de développement en lecture publique, médiathèque départementale du Nord, commission Jeunesse de l’ABF

INTERVENANT·E·S

  • Julien Marechal, directeur, La petite Bibliothèque Ronde
  • Floriane-Marielle Job, conseillère action culturelle et territoriale, département de la Moselle, conseillère numérique et transfrontalier, Drac Grand Est
  • Fatima Lemkharbech-Ouardad, responsable du prêt en jeux vidéo, chargée du numérique jeunesse, médiathèque Manufacture, Nancy

Retrouvez l’ensemble des interventions du congrès sur le site de l’ABF.

Publication // Les politiques culturelles

Contribution à l’ouvrage collectif sous la direction de Joseph Salamon Les Politiques publiques paru à La Documentation française en février 2023, avec un article sur les politiques culturelles.

Le mot de l’éditeur :

« Complet et synthétique, cet ouvrage est indispensable pour comprendre et connaître les principales politiques publiques. Il se compose de 23 fiches qui font le point sur les institutions, les outils et les valeurs de l’action publique, dresse un panorama complet des politiques sectorielles ainsi que sur les politiques menées. Le candidat disposera ainsi des éléments lui permettant de construire une argumentation sur des problématiques abordées dans les concours, à l’écrit comme à l’oral, ainsi que dans les examens professionnels de tous niveaux. »

Pour plus d’informations rendez-vous sur vie-publique.fr.